BMW 1 Series 135I 135i Cabriolet M-Sport
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Lorsque BMW a lancé la première Série 1 en 2007, bien des gens ont fait grise mine. Une BMW compacte à propulsion arrière, à porte-à-faux courts, et ce museau long si caractéristique parce qu'il fallait bien loger un six-cylindres en position longitudinale sous le capot. Pratique ? Guère. La banquette arrière était une punition et le coffre tenait plus du geste que de la promesse.
Mais quiconque comprenait un peu ce qui faisait l'essence de BMW saisissait immédiatement : c'était la plus petite, la dernière babyBMW à propulsion purement analogique qu'on pouvait encore acheter sans dévaliser sa banque.
Et puis est arrivée une 135i. Et plus tard, pour les vrais hédonistes, celle-ci : le 135i Cabriolet.
Un mot sur ce moteur, car c'est là tout l'intérêt de cet exemplaire. La 135i des débuts recevait le fameux N54, le biturbo pour lequel les préparateurs récitent encore des prières nocturnes. Cet exemplaire de 2012 appartient à la série ultérieure équipée du N55 : un turbo single twin-scroll, plus souple, plus moderne, et sur le papier bon pour 306 ch.
Dans la pratique, on le remarque surtout dans les moments où l'on oublie que l'on conduit le modèle d'entrée de gamme de BMW. Celle-ci ne se conduit pas comme une petite voiture. Elle se conduit comme une voiture qui a en réalité trop de puissance pour son propre bien, et c'est précisément ce qui me plaît.
Le plus curieux est ceci : sur le papier, le 135i Cabriolet est un compromis. Supprimer le toit, c'est ajouter du poids, retirer de la rigidité en torsion, et faire claquer la langue des puristes. Mais dans la réalité, c'est justement l'une des combinaisons les plus réjouissantes que BMW ait réalisées à cette époque. Une voiture courte, à propulsion arrière, un six grondant sous le capot, et le ciel pour plafond.
On est assis bas, on entend tout, et par un soir d'été sur la route côtière vers Zandvoort, peu de choses peuvent rivaliser à moindre coût en pur plaisir par euro.
Bien, revenons à la voiture en question. Ce 135i Cabriolet est présenté en Alpineweiss III, un blanc uni et classique qui fonctionne tout simplement sur ce modèle. Pas de métallisé tapageur, juste un blanc net qui laisse parler les lignes M-Sport. Et cette finition M-Sport est ici exactement ce que l'on souhaite : les boucliers plus sportifs, le kit d'habillage, et ce visage un peu plus acéré qui manquait à la 135i standard.
À l'intérieur, une sellerie cuir, quatre places (dont les deux arrière, soyons honnêtes, surtout destinées aux courses ou à de très petites personnes ayant commis une faute), et la boîte automatique qui rend le N55 étonnamment civilisé dans la circulation quotidienne, jusqu'au moment où l'on appuie un peu plus fermement sur l'accélérateur et où l'on laisse les programmes Sport rappeler pourquoi on avait dit oui.
Car c'est là tout le propos de cette voiture. Elle se montre si longtemps si polie que l'on en oublie presque ce qui se cache dessous. Jusqu'à ce qu'il faille s'engager sur une bretelle, ou que l'on ait une route départementale déserte devant soi, et que ce six se mette soudain au travail avec une pleine conviction. Alors ce BRRWWAAAAARARRR resurgit, et l'on se surprend à sourire comme un idiot, le bras sur le montant de porte et le toit dans le coffre.
Le N55 de cette série ultérieure est en outre réputé le plus fiable des deux, sans les défauts de jeunesse connus du N54 des débuts. Pour qui cherche une Série 1 135i pour réellement l'utiliser et non seulement pour la contempler dans un garage chauffé, c'est donc exactement la génération que l'on veut posséder. Assez rapide pour être prise au sérieux, assez petite pour se garer partout, et avec un toit qui s'adapte au temps plutôt que l'inverse.
Une telle voiture ne reste pas disponible indéfiniment. La 135i sous cette forme touche désormais à sa fin : les remplaçantes sont passées à la traction avant, plus grandes, plus raisonnables. Celle-ci est la dernière d'une espèce en voie de disparition, et le marché des passionnés le sait désormais aussi.
La dernière petite BMW à grand six, toit ouvrant et propulsion arrière. On n'en fait plus, et cela se ressent dès le premier kilomètre.
Caractéristiques particulières :
- 135i Cabriolet avec N55 six-en-ligne twin-scroll turbo de 306 ch
- Finition M-Sport avec boucliers sport et kit d'habillage
- Alpineweiss III (solid), blanc net et intemporel
- Propulsion arrière, dernière de son espèce dans cette catégorie
- Boîte automatique, souple dans la circulation, vive à pleine charge
- Sellerie cuir, quatre places
- Année 2012, série ultérieure avec le N55 plus fiable
- Voiture en TVA sur marge
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